• Génériques et BOF

    Pour faire un bon film il faut un bon scénario, un bon réalisateur, un bon metteur en scène, de bons acteurs, un bon public aussi et... une bonne bande son. Certaines bandes son sont même parfois meilleures que le film ! Mais ça c'est un autre sujet.

    Pour une bonne série il faut tout ce qui est cité plus haut et un bon générique.

    Certaines musiques ont survécu aux images, petit voyage dans le monde des génériques et bandes originales de film.

     

  • Il y a des refrains qui traversent le temps et dont les nouvelles générations ignorent parfois l'origine, jusqu'à ce qu'ils se diluent et se perdent dans le courant de plus en plus rapide de la modernité.

    Mais que quelqu'un le fredonne ou le sifflote et il revient en tête avec certes une petite odeur de naphtaline mais on le ressort avec plaisir.

    Comme de bien entendu - Arletty et collectif

    Remontons 83 ans en arrière...

    1939 : la France entre dans la Drôle de Guerre.
    Les promoteurs et les bétonneurs n'ont pas encore défiguré les bords de Marne où poussent guinguettes et caboulots que fréquentent les "affranchis" et leur plus ou moins "régulière" qui vivent hors des fortifes haussmaniennes qui feront le tracé de l'actuel périphérique parisien.
    C'est encore la campagne à un jet de pierre de Paris.

    l'afficheC'est l'année de sortie d'un classique du cinéma français : "Circonstances Atténuantes" de Jean Boyer.

    Gaëtan Le Sentencier est un procureur qui goûte sa nouvelle retraite avec son épouse. Mais tandis que le couple part en cure, leur voiture tombe en panne en rase campagne, les forçant à trouver refuge dans un établissement, repaire de petits truands à la petite semaine. Un comble pour ce couple moralisateur, bourgeois coincés.
    La petite bande est impressionnée par le retraité et sa connaissance du Code pénal et le prend pour un caïd.
    Séduit par l'ambiance et par "Marie qu'a d'ça" (Arletty), il ne les détrompe pas. Se faisant appeler "La Sentence" (ben tiens !), il monte des coups à sa façon, espérant les ramener dans le droit chemin. L'inflexible procureur attendri par ces bras cassés, y parviendra finalement.

    Écrite par Jean Boyer (paroles) et Georges Van Parys pour la musique, Comme de bien entendu est interprétée par Michel Simon, Arletty, souvent les seuls crédités  mais également par Andrex, Myla Parély, Georges Lannes, Marie-José et Dorville.

    A noter que lors de la réédition en CD, le générique de fin a été rajouté.

    Ah ! La voix d'Arletty !

     

     

     


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  • Petit clin d'œil à Justelenoir que je ne remercie pas car "grâce" à lui, j'ai cet air dans la tête depuis hier.
    Et pas seulement l'air mais des images qui, sous l'éclairage des évènements actuels, ont tendance à me flinguer encore plus le moral...

    Il y a quelques jours j'évoquais dans ces colonnes un des tubes phares des Pierres qui Roulent (The Rolling Stones), Angie.
    Et c'est fort justement que l'Ami Poète évoqua un autre incontournable des Britanniques : Paint it Black.

    Pourquoi mettre ce billet dans la rubrique consacrée aux génériques et BO de films ?

     

    L'Enfer du Devoir

     

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  • En 1987 sort un ovni cinématographique : Bagdad Café.

    Synopsis

    Dans le désert de Mojave, en Californie, près du village abandonné Bagdad, une touriste allemande qui vient de quitter son mari débarque au Bagdad Café, motel miteux déserté par les clients qui passent sur la Route 66. Le lieu existe vraiment et est devenu un endroit que les touristes visitent depuis la sortie du film.

    Javetta Steele - Calling you

    Brenda, la patronne, irascible et désabusée, n'en croit pas ses yeux quand  Jasmine Münchgstettner lui demande une chambre. Sanglée dans son tailleur bavarois, Jasmine détonne parmi les paumés qui hantent les lieux : un serveur amérindien nonchalant, un peintre exilé d'Hollywood, une tatoueuse misanthrope, un lanceur de boomerang... des laissés pour compte de l'Amérique affairiste comme les USA en compte tant.

    Au fil du film une amitié (et un amour) puissante se noue entre ces marginaux, emportés par la joie de vivre et l'humanité de Jasmine.

    Une chanson mythique

    Javetta Steele - Calling youLa chanteuse américaine Jevetta Steele, fit ses débuts dans le rock avec essentiellement des collaborations avec d'autres artistes tels que A-Ha ou Prince et elle sortit deux succès qui ne firent pas réellement date dans l'histoire de la chanson.

    Quand en 1987 Bob Telson compose la chanson Calling You pour la B.O. du film, il fait appel à Jevetta Steele pour l'interpréter.

    Son interprétation remarquable fait que très vite la chanson et le film deviennent indissociables dans l'esprit du public.

     

    Calling You est LA chanson de Bagdad Café et les deux seront récompensés à plusieurs reprises.

    Le choix du clip fut difficile car il me paraissait important de rendre à la fois l'ambiance si particulière de ce film hors normes et la qualité sonore de cette magnifique chanson.
    Faute d'avoir pu trouver les deux sur un même clip (le son est dégueu), je vous livre les deux.

    Un film à voir ou revoir d'urgence en cette période où on divise les gens !

     

     

     Audio HQ :


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  • Par delà les critiques des professionnels du cinéma et n'en déplaise aux intellos qui ne jurent que par la "quête de sens", la saga des Sister Act a cartonné et continue à séduire de nouveaux publics.

    Faut dire que par les temps qui courent, pas de quoi tomber en pâmoison pour ce qui est de la bonne humeur !
    Virus de la covid, virus du fascisme, virus de l'intolérance, on repassera pour les jours heureux ! (hein ? j'ai oublié le virus de la connerie ? y aura jamais assez de doses !)

    Oh Happy Day in Sister Act 2

    Mais on y croit ! Et avec la pêche de Woopi Goldberg, c'est tout de suite plus facile !

    A noter la performance vocale du jeune Ryan Toby qui assure le solo.

    Alors âgé de 15 ans (il est né le 26/11/78), il est devenu auteur-interprète et producteur. On peut dire qu'il mène une carrière pleine et réussie puisqu'il travaillera avec Lionel Ritchie, Will Smith, Usher ou encore Justin Bieber.
    Il y a pire comme CV !

     


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  • Convoy 1978.
    Le réalisateur Sam Peckinpah, nostalgique de l'âge d'or du western et habitué des histoires musclées ("La Horde Sauvage", "Guet Apens", "Pat Garett et le Kid") sort le film Convoy (Le Convoi) qui n'enthousiasmera pas la critique en raison d'un scénario plutôt mince : le shériff Wallace, incarné par un Ernest Borgnine détestable de connerie, s'acharne sur Rubber Duck, routier un brin rebelle, joué par un Kris Kristofferson au sommet de sa séduction. Rapidement cette querelle entre les deux hommes prend une autre dimension avec la solidarité des routiers et vire à une vraie fronde qui s'étendra de l'Arizona au nord du Texas.

    A l'inverse des critiques, le public (y compris européen) roule à fond dans cette histoire et Convoy devient le plus gros succès commercial de Peckinpah.
    Il faut dire que ce western moderne a des atouts pour séduire le grand public : une distribution de choc (Kris Kristofferson, Ali MacGraw (Love Story), Ernest Borgnine (Supercopter), Burt Young (Rocky), les grands paysages américains, et surtout ces fameux camions américains (les trucks), qui sont les héros du film, et leurs conducteurs, cowboys frondeurs des temps modernes.  Sur grand écran, ça déménageait !

    Ça "cascade", ça castagne sur le thème principal du film, interprété par C.W. McCall.
    C.W. McCall est un personnage inventé pour une campagne de pub pour les routiers et le chanteur de country activiste volontiers hors-la-loi (il deviendra pourtant homme politique) en fait son pseudo d'artiste.
    Il compose Convoy en 1976 et la chanson va rapidement circuler sur les CB des routiers pour devenir un hit qui se vendra à plus de 2 M d'exemplaires, devenant disque d'or. La chanson connait un tel succès qu'elle inspire Peckinpah pour son personnage du Duck.
    En 2014 Convoy était encore classée par Rolling Stone parmi les 100 meilleures chansons country.

     

     


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  • L'Alpagueur-Hommage à BébelCe lundi le "Magnifique", "L'As des as" a entendu résonner le clap de fin.

    Jean-Paul BELMONDO, en près de 50 ans de carrière, s'est imposé dans le cœur des Français par ses talents d'acteur d'une part mais surtout par sa simplicité et sa gentillesse.
    Il n'était pas une Star, il était BÉBEL et ne se formalisait pas quand un fan l'interpelait ainsi.

    Ayant eu le plaisir de partager une fin de repas (le cognac était excellent) au Royal à Montparnasse, en sa compagnie et celle de l'acteur Georges Marchal1 avec qui il partageait le goût des cascades, je peux témoigner que sa réputation n'était pas usurpée.
    Au serveur de l'établissement qui se retrouvait littéralement à poil après le cambriolage de son appartement, Belmondo promit de lui apporter des costumes qu'il ne mettait plus, ce qu'il fit dès le lendemain.

    Difficile de choisir une B.O. parmi toute sa filmographie !

    Comme une petite madeleine de Proust, j'ai choisi la musique de "L'Alpagueur" (Philippe Labro-1976) où, chasseur de primes pugnace, Belmondo poursuit un méchant impitoyable et vicieux plus vrai que nature, incarné par un Bruno Cremer2 inquiétant à souhaits !
    La BO est signée Michel Colombier

     

     


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