• Politique et chanson

    La chanson n'est pas que distraction ou divertissement, elle est également vecteur d'opinions et la tradition des chansonniers se porte encore bien en France ou ailleurs.

    Petit voyage musical dans la contestation (ou le témoignage historique) à travers le temps, même très actuel.

    Chansons originales, ou détournées... mais pas pour tout le monde !

  • "Il faut tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler" conseille le dicton populaire.
    Oui mais voilà, le mot "populaire" n'appartient pas au champ lexical du président qui se croit roi. Et l'homme, un brin narcissique, aimant s'écouter parler plus qu'il n'écoute les autres, aime les punch lines comme on dit aujourd'hui : ça fait de belles images au JT. Sauf que c'est le peuple qui écoute les JT et comme le peuple est un peu con, v'là t-y pas qu'il prend tout au pied de la lettre.
    Chronique d'un effet boomerang.

    Juillet 2018. En plein scandale Benalla, le premier d'une série qui sera longue, Macron s'adresse à ses troupes et lance : "On ne peut pas être chef par beau temps. S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. Et ce responsable, il répond au peuple français, au peuple souverain".
    17 novembre 2018. Le "peuple souverain" fait entendre sa voix, vêtu de gilets jaunes, et entame le plus long mouvement de contestation de l'histoire de France depuis la naissance de la République. Et comme pour tout mouvement social, naissent de nouveaux slogans et de nouveaux "hymnes".

    "On est là" en est un, repris par les avocats ou les soignants à l'attention de leurs ministres de tutelle. Mais un autre chant "jaune" se rappelle au bon souvenir de Macron, reprenant sa petite phrase de juillet 2018 : On vient te chercher.

    Fallait pas nous le dire deux fois !

     


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  • Hier je vous proposais la dernière chanson du groupe HK Saltimbanks, Pour les Autres, écrite en hommage au personnel des hôpitaux publics.
    Dans la présentation, j'écrivais que si le nom de HK Saltimbanks ne vous évoquait rien, vous connaissiez forcément le refrain d'une de leurs chansons : On lâche rien !

    De cortèges en manifs s'est créé un véritable "best of" de slogans et de chants qui ressortent régulièrement sans avoir pris une ride.
    De l'inusable "CRS SS !", en passant par "Tous ensemble ! Tous ensemble ! Ouais ! Ouais !" de décembre 1995 à "Juppé ! si tu savais ! Ta réformeuh, ta réformeuh ! Juppé ! si tu savais ! Ta réforme où on s'la met ! Au cul ! Aucune hésitation !... ♫" c'est une véritable audiothèque contestataire qui s'est constituée.
    De gauche à droite on rivalise d'inspiration, avec un avantage à la "gauche" pour la créativité. Internet fait le reste.

    Novembre 2010.
    C'est la fin du règne Sarkozy qui a durablement clivé la France, mettant fin à la vision plutôt protectrice que l'on attribuait au chef de l'État même dans l'opposition. Le président bling bling qui annonçait le président des riches, a définitivement désacralisé la fonction.
    2010 c'est une réforme des retraites à la serpe, c'est la grogne des hôpitaux publics (déjà !), c'est l'époque des Indignés face a une gouvernance qui, au creux de sa popularité, optait pour la brutalité.
    2010 marque un autre tournant dans la contestation : l'apparition des manifestations spontanées, c'est-à-dire non déclarées dont on connait maintenant le plus grand exemple avec le mouvement des Gilets Jaunes.
    C'est dans ce contexte que sort la chanson On lâche rien qui est devenu un hymne des luttes populaires.

    Le succès et la durabilité de cette chanson réside dans un texte engagé et fédérateur qui dénonce la condition de tous les laissés pour compte de l'ultra libéralisme, d'une part, mais surtout un refrain efficace, rythmé et simple à retenir qui sera repris lors des Nuits debout de 2016/17 et par les Gilets Jaunes.

    Et je vous fais le pari qu'on la retrouvera au hit parade du pavé et des ronds points dans quelques mois !

     

     


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  • Vladimir Poutine au piano, Donald Trump au chant... hilarant !

    Chapeau au mec qui a fait ce montage en partant des discours des différents intervenants, c'est bluffant !
    Et drôle !

     


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  • Chaque soir les chiffres officiels soulignent la baisse des chiffres covid-19.
    Chaque soir à 20 heures on applaudit encore les héros en blouse blanche ou bleue, un peu moins qu'il y a une semaine, comme si tout était en train de s'arranger.

    Macron, notre Guide Suprême, leur a rendu un vibrant hommage qui sonnait plus faux qu'un serment d'Hypocrite (oubliant qu'il y a 4 mois il les faisait tabasser par sa milice) tandis que Brigitte, brushing impeccable et sourire en porcelaine, vante dans un hebdomadaire inféodé son "travail à plein temps" en tant que présidente de la Fondation Hôpitaux de Paris, sans s'attarder sur son hold up du Mobilier de France dont environ une centaine de pièces sera vendue lors des Journées du Patrimoine, oubliant que ces biens appartiennent à l'État, donc au peuple.  A vomir !

    Si la crise du coronavirus a éclairé d'une lumière violente l'état lamentable du système de soins, digne d'un pays du quart monde, il y a presque 13 mois, tandis que le mouvement de protestation des soignants (qui dure depuis Sakorzy) battait son plein, infirmiers et aide-soignants rivalisaient d'imagination et de talent pour alerter le pouvoir et l'opinion publique et faire connaître l'état des hôpitaux.

    Cette petite chanson des infirmières des Urgences de Valence témoigne de leur détresse face à aux malades. Poignant (paroles).

     


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  • Il y a un an, je postai ici l'hymne des 1er mai de ma jeunesse, à l'époque où la France était réellement une puissance industrielle, à une époque où le prolétariat était la force vive de la nation.

    Aujourd'hui le prolétariat est devenu "ceux qui ne sont rien", "des Gaulois réfractaires au changement". Il faut dire que l'ultra-libéralisme est passé par là qui fait passer le capitalisme "traditionnel" pour une doctrine humaniste.  Nos industries ont été délocalisées, les riches se goinfrent tandis que le travail devient précaire et mal payé et que les travailleurs deviennent pauvres.

    Exit les défilés syndicalistes et communistes, Macron a réussi l'exploit de faire descendre tout le monde dans la rue et depuis le 17 novembre 2018 le Gilet Jaune a remplacé le drapeau rouge.

    Les Français sont très doués pour écrire l'Histoire en chansons et en ce premier mai, journée du Travail confiné, faute de grand défilé, petit hommage aux Gilets Jaunes qui tentent de redonner de la dignité au Travail.

    D'après Jean-Jacques Goldman et Coluche, paroles de GJ.

     

     

    Et si en ce 1er mai nous sommes confinés pour cause de covid-19, dans quelques semaines notre Guide Suprême et sa clique ont tout intérêt à rester confinés car...

     

    (mon gilet jaune est prêt pour lutter contre le macronavirus : Nous sommes en guerre !)

     


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  • Comment ne pas y penser en ce 1er Mai, fête du Travail (du chômage ?) ?

    Certaines images de ce clip datent des grandes manifs de 1995, je sais, j'y étais.
    Mais l'Internationale reste l'hymne du prolétariat mondial, avec sa vision utopique.

    Bon 1er mai

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