• Politique et chanson

    La chanson n'est pas que distraction ou divertissement, elle est également vecteur d'opinions et la tradition des chansonniers se porte encore bien en France ou ailleurs.

    Petit voyage musical dans la contestation (ou le témoignage historique) à travers le temps, même très actuel.

    Chansons originales, ou détournées... mais pas pour tout le monde !

  • Sous l'éclairage cruel de ces dix dernières années, comment expliquer aux moins de 50 ans la "génération Mitterrand" ?

    Comment expliquer la folle bouffée d'espoir en ce 10 mai 1981quand François Mitterrand devient le premier président de gauche de la Vème république ?
    Car les moins de cinquante ans n'ont pas connue la France prolétaire, la France où les usines tournaient à plein, la France où des ouvriers, des employés pouvaient devenir députés ou ministres.

    Macron n'a rien inventé que Mitterrand n'ait fait, même pas le "en même temps".
    Mitterrand était clivant, probablement détestable mais il y a 40 ans les électeurs votaient pour une idée de la France et, surtout, avec encore la conscience du Peuple.

    Renaud, petit bourgeois (socialement parlant) au cœur de poulbot chantait l'espoir de la "génération Mitterrand".

     


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  • Au mois de mai dernier, tandis que nous étions tous assignés à résidence, confinés "pour notre bien", je vous présentais le sympathique groupe HK et Les Saltimbanks.

    Toujours engagés, toujours généreux, ces gars du Nord ont enregistré un titre en décembre 2020, Danser Encore dont les paroles dénoncent des mesures sécuritaires qui non seulement s'avèrent inefficaces contre le virus mais qui portent une atteinte grave à notre santé mentale. Dois-je parler des malades qu'on trie, faute de lits ?

    Enregistrée le 10 décembre 2020, quelques jours avant la fin du deuxième confinement et alors que le premier ministre Jean Castex annonçait que les lieux de culture resteraient fermés "3 semaines supplémentaires"; Danser Encore prend aujourd'hui une ampleur inattendue !

    Depuis le couvre-feu et le confinement de certains départements, censés "ralentir" l'épidémie, la grogne monte dans le monde du spectacle mais aussi dans la population qui constate que malgré tous les efforts et sacrifices qu'elle a consentis le virus se propage toujours tandis que les vaccins arrivent au compte gouttes, que les écoles restent ouvertes alors que le taux de contamination y augmente.

    C'est dans ce contexte de ras-le-bol que des flash mobs s'organisent où cette chanson est reprise de Lille à Gap, de la Gare du Nord à Besançon et dans bien d'autres villes de France, le temps de retrouver le bonheur de sourire ensemble.

    Les paroles.

     

     

    HK et les Saltimbanks à Lille


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  • Loin des tubes préfabriqués pour un grand public consommateur, il existe encore existe tout un répertoire hors des standards du consumering de base.

    De Brassens à NTM, en passant par Renaud, Trust ou les Bérurier Noir, ce répertoire est souvent une radioscopie de l'état d'une société.

    Les Sales Majestés, groupe de punk rock qui officie depuis 1981 avec une musique efficace mais sans fioriture et des textes percutants.

    Au terme de la pénible année 2020, cette chanson prend encore plus de poids !

     


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  • Puisque nos z'hommes politiques nous font de moins en moins rigoler, je me rattrape avec un montage du génial Maestro Zikos qui a un vrai talent de monteur.

    Je vous avais déjà proposé un détournement savoureux de la Bohemian Rhapsody de Queen avec l'inénarrable Donald Trump.
    Cette fois c'est  un échange (qui pourrait être très vraisemblable) entre le futur nouveau président Biden et le encore président Trump.

     


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  • Le hasard est étrange...
    Alors que je venais de visionner des documentaires sur Eptsein et Weinstein (non sans avoir mis un masque à gaz), mes promenades sur YT m'ont amenée sur la page de Chilla, une inconnue pour moi, et je découvrais ce clip.

    Coup de foudre !

    Bien que je ne sois pas une fan du genre, j'ai été séduite. C'est mélodique et les plages chantées / rappées s'enchaînent, alternant douceur et fureur rentrée. Un peu comme dans certains couples où la violence, psychologique ou verbale, alterne avec le charme. Paroles intelligentes sur un échange des rôles.
    Quant à l'esthétique du clip, elle est terrible. Les chorégraphies tirées au cordeau reflètent une tension où la violence est suggérée, dans un décor froid et dépouillé.

    Je n'ai aucune sympathie pour les néo-féministes ou le mouvement "Balance ton porc" mais cette jeune franco-malgache à la voix chaude m'a tapée au cœur.

     


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  • Tandis qu'en 1997 Ricky Martin (Maria), Lara Fabian (Tout), ou encore Pascal Obispo (Lucie) Andrea Bocelli (Con te partiro) et la Madonna (Don't cry for me Argentina) cartonnaient dans les hits français en me laissant plutôt indifférente, un clip allait s'imposer pendant plus de quatre mois.

    Il faut dire que dans la programmation de clips de M6, voir s'afficher le visage du Che Guevara et entendre un bruit de tir est assez inhabituel pour attirer mon attention !

    Figure mythique de la révolution castriste et des mouvements révolutionnaires sud-américains, le Che Guevara deviendra un personnage presque de légende et en 1965 (avant l'assassinat du Che) le compositeur Carlos Puebla lui dédit cette chanson, Hasta Siempre, Commandante (Pour toujours, Commandant) après avoir entendu Fidel Castro lire publiquement une lettre du Che qui est parti lutter au Congo Belge, laissant ses fans cubains orphelins.
    Los Machucambos ramène cette chanson en France et Hasta Siempre sera reprise sur les barricades et à la Sorbonne en mai 68.

    Laurent Boutonnat, le cinéaste à l'origine du succès de Mylène Farmer, cherchait une interprète sachant l'espagnol pour interpréter Hasta Siempre avec sens. On lui présente la jeune actrice Nathalie Cardone, au tempérament... révolutionnaire et ça matche.
    Tourné à Cuba, le clip est à la fois sensuel, discrètement, fort et rempli de symboles (maternité, AK47 le fusil des révolutions...). La marche des femmes à la fin du  clip n'est pas sans me rappeler le mouvement des "Folles de Mai", ces femmes argentines qui tinrent tête à la junte pour retrouver leurs fils.
    Les arrangements musicaux et la production sont également signés Laurent Boutonnat.

    • Paroles et traduction

     

     


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