• Chansons à texte

    Si par défaut les chansons ont du texte, le plus souvent il vaut mieux ne pas s'y arrêter trop longuement tant leur vacuité est confondante.

    Les plus anciens se rappellent certainement le bon vieux Lagarde et Michard, bible de nos profs de français, notamment celui du XXème siècle où dans la dernière édition, nous découvrions Jacques Brel, Georges Brassens...

    Cette rubrique est dédiée à ceux qui donnent du sens aux mots.

     

  • RenaudEn 1978 une petite bombe explosait sur toutes les antennes radio et TV, alors que le disco régnait en maître : Renaud avec sa chanson Laisse Béton.

    Cette petite chanson, impertinente certes, fut reçue comme un épiphénomène et personne à ce moment là ne voyait venir la bombe à fragmentation.

    Dégaine de titi parisien, jactance de loubard flirtant avec Audiard, voix de crécelle et timidité de gamin, Renaud c'est la banlieue sud, c'est le monde ouvrier des cités ouvrières de Paname (disparues depuis), c'est les pelles roulées aux starlettes de bistro à l'arrière d'une R12.
    Mais c'est aussi la parole d'une jeunesse qui ne se reconnait ni dans les post soixante huitards, ni dans le régime feutré bourgeois de Giscard et qui se met à rêver de révolution et d'anarchie.

     

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  • Barbara #1Fascinante Barbara !

    Elle n'est pas belle et pourtant elle est magnifique, noire comme la tristesse et comme l'humour.
    C'est une voix qui explose puis se meurt comme engloutie par le désespoir et repart avec un rire atténué (Mes hommes).

    Auteur-compositeur (fuck les ayatollahs du féminisme à 2 balles !), interprète, Barbara est une artiste à part avec un répertoire presque "bipolaire" qui explore les états de son âme avec des mots simples accrochés à des mélodies faussement simples, mais une pudeur qui maquille des cicatrices profondes. 
    Comme ce rapport au père incestueux (L'aigle noir) mais pourtant aimé (Nantes).

     

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  • Maime le Forestier 1972Si certaines chansons sont intemporelles, d'autres marquent une époque et posent des jalons générationnels et sociétaux, voire idéologiques.

    Quatre ans après 1968, même si les rues avaient repris visage urbain et que les révolutionnaires de l'époque allaient devenir les bourgeois de demain (n'est-ce pas M. Cohn Bendit !), les enfants étaient devenus des pré-ados, les élèves siégeaient aux conseils de classe et aux conseils d'administration des bahuts et ils comptaient bien finit le boulot !

    C'est en 1972 que Maxime le Forestier, jeune auteur compositeur de 23 ans, allait sortir son premier album à la fois sentimental et contestataire avec des tubes qui traverseront le temps : San Francisco, Mon frère ou encore Education sentimentale.

     

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  • Un homme heureux W. ShellerWilliam Sheller est un OVNI dans le monde cruel de la variété.

    Auteur, compositeur,interprète et poète,arrangeur, c'est un artiste dont le talent va de la pop à la symphonie (il est de formation classique).

    Un homme heureux est une ballade douce, pour exprimer une demande puissante ; la quête du bonheur, simple.

    A [re]découvrir

     

     


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  • Alain BARRIÈRE #1Né Alain Bellec en novembre 1935, ce fis de mareyeurs de la Tinité sur Mer semblait plutôt mal parti dans la vie jusqu'à ce qu'un instituteur le prenne sous son aile. Le jeune Alain s'avère alors être un élève curieux de tout et doué. Diplôme de l'école d'ingénieurs d'Angers, sa carrière prendra un tout autre tournant quand en 1958 il se découvre une passion : la musique.
    Il s'achète sa première guitare et commence à composer ses mélodies sur lesquelles il posera des paroles inspirées des poètes modernes.

    Il devient Alain Barrière en 1961 et participe à un radio crochet où Bruno Coquatrix le remarque et lui fait signer un contrat chez RCA.
    C'est en 1963 qu'une 5ème place à l'Eurovision, avec le titre Elle était si jolie, le révèle au grand public.

     

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  • Boby LAPOINTEBoby Lapointe est le formidable exemple qui démontre qu'on peut tout à la fois être une tronche en maths et un fin lettré ! 

    Robert Lapointe nait en avril 1922 dans l'Hérault. Bachelier, il prépare son entrée à l'École Centrale et à Supaéro. Passionné par les mathématiques, les chiffres et l'aéronautique, il impressionne Louis le Prince Ringuet (physicien) à qui il présente un traité de mathématiques.

    La guerre viendra bouleverser ses projets.
    Envoyé en Autriche dans le cadre du STO, il s'évade et après un périple de sept mois, il regagne sa région où il joue à cache-cache avec l'occupant et la Milice. C'est à cette période que se révèle sa passion pour les mots.
    Il compose des chansons truffées de calembours, jeux de mots et contrepèteries savoureux mais qui rebutent par leur finesse. On trouve ses textes trop intellectuels, et même les Frères Jacques renonceront à les interpréter. Il devra attendre 1954 pour que commence sa carrière, quand dans un film Bourvil chantera Aragon et Castille. Ce n'est pas encore le succès mais c'est un début.

    C'est au cabaret du Cheval d'Or que sa carrière commence vraiment à décoller. Son aspect de colosse bourru, sa diction et ses jeux de mots en font l'attraction vedette mais le font aussi remarquer par François Truffaut qui le fera jouer dans Tirez pas sur le pianiste aux côtés de Charles Azanavour. Truffaut fera sous-titrer le moment où Boby Laponte chante tant les calembours fusent vite !
    Il est ensuite engagé par le célèbre cabaret Les Trois Baudets où son succès se confirme et il enchaînera les tournées avec son ami Georges Brassens.

    A la fin des années soixante il reprend sa carrière d'acteur et enchaîne les seconds rôles mais sa carrière de chanteur ne redécollera plus : le yéyé est passé par là. Poussé par Joe Dassin, il sortira un dernier album.

    Le cancer, qui n'a aucun humour, terrassera Boby Lapointe en 1972.

     

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  • Pour vous parler de Jacques Brel, je pourrais faire une belle biographie, largement empruntée à Wikipédia, qui pour paraître très documentée n'en serait pas moins très chiante et totalement dépourvue d'âme.
    Et le Grand Jacques ne supporterait certainement pas un académisme qu'il a toujours combattu.

    Brièvement pour les plus jeunes dont la culture aurait commencé avec M6 pour s'arrêter à The Voice, Brel est à la fois auteur, compositeur, interprète, acteur, réalisateur et, par dessus tout POÈTE, belge... et considéré comme une icône dans le monde de la chanson francophone.
    Ça, c'est pour la partie CV.

    Pour ce qui est de l'homme, l'adjectif "torturé" est ce qui me vient à l'esprit mais c'est une vision très simpliste de l'homme. Brel est un paradoxe.
    Un exemple ? Jacques aime les gens, Brel les déteste. Il en déteste les travers, les mesquineries, les bassesses et les compromis mous. Il déteste les notables, aime les Belges et fustige les Flamands...

     

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