• Harry Belafonte - Best of

    Harry Belafonte - Best ofSi pour les plus jeunes, en France, le nom de Harry Belafonte n'évoque pas grand' chose, la voix de l'artiste touche encore le cœur des jeunes afro-américains car à 93 ans l'homme n'a rien perdu de ses convictions bien affirmées depuis la marche de Selma.

    Harold George Belafonti Jr est né le 1er mars 1927 à Harlem d'un père d'origine afro-jamaïcaine écossaise et d'une mère afro-jamaïcaine néerlandaise, métissage qui fera de lui une des belles gueules de la culture afro-américaine.
    De 1935 à 1940 il suit sa mère quand elle repart vivre à la Jamaïque. Il baigne dans le melting pot culturel antillais.
    Ces influences artistiques le marqueront et imprègneront fortement son répertoire, faisant de lui un des rois du calypso et du meringué made in USA.
    Il revient à New-York pour suivre ses études secondaires puis s'engage en 1944 dans l'US Navy.

     

    Harry Belafonte

     

     

    Après la guerre, il revient à New-York où il vit de petits boulots puis vers la fin des années 40 il suit des cours d'art dramatique à The Dramatic Workshop of the School of Social Research dirigée par Erwin Piscator, dramaturge allemand qui a fui l'Allemagne nazie. Il y rencontre notamment Tony Curtis, Marlon Brando, Rod Steiger ou encore Sidney Poitier.
    Mais les études coûtent cher et pour les payer, il pousse la chansonnette dans les clubs new-yorkais.

    Harry Belafonte - Best ofIl signe son premier contrat comme chanteur intermittent au Royal Roost de Broadway. Ses talents de chanteur, sa belle gueule et son sourire ravageur lui attirent la sympathie du public.
    La carrière du jeune Harry décolle après sa prestation dans la co-médie musicale John Murray Anderson's almanac, pour laquelle il recevra un Tony Award et un Theater World Award.

    1950 marque définitivement son tournant vers la chanson, au point qu'il épluche les archives du Congrès américain pour décou-vrir les airs populaires américains.
    C'est aussi à cette période qu'il signe avec la RCA Victor un long et fructueux contrat.

    En 1952 sort le single Matilda, mais c'est en 1956 qu'Harry Belafonte le chanteur s'impose avec son troisième album "Calypso" qui atteint le million d'album vendus. Cet album l'impose comme "Roi du Calypso" et s'avère précurseur en lançant la mode de ce mélange de la musique antillaise avec la musique afro-américaine. LE titre phare de "Calypso", Banana Boat song, fera le tour du monde avec sa fameuse intro Day O !

    Depuis 1985 il enregistrera de multiples versions de sa chanson Try to remember, immortalisée une campagne de pub pour le café Carte Noire™.

    Harry Belafonte c'est aussi un acteur qui tournera entre autres avec Otto Preminger et qui décrochera des premiers rôles comme dans "Island in the sun" en 1957. Il tournera une dizaine de films.

    Ce que l'on sait moins c'est qu'Harry Belafonte sera le premier producteur TV afro-américain et que sous cette casquette il permettra au public de découvrir de jeunes talents tels que l'immense Miriam Makeba ou encore une jeune chanteuse grecque, Nana Mouskouri !

    Harry Belafonte est aussi un homme d'engagements qui entretiendra une profonde amitié avec Martin Luther King jusqu'à l'assassinat de ce dernier. En 1960 John F. Kennedy le nomme consultant culturel au sein de l'agence indépendante « Corps pour la paix ».
    Il se bat pour les droits civiques, s'engage au niveau humanitaire (il contribuera largement au lancement de la campagne We are the world) et son combat continue aujourd'hui.
    Il "saluera" l'élection de Donald Trump d'un cruel "Bienvenue dans le 4ème reich" lors d'un entretien avec Noam Chomsky !

    Vous prendrez bien un petit café ? :)

     

    « Hotel California - EaglesLa CNP fait valser »

    Tags Tags : , , , , , ,
  • Commentaires

    1
    Mardi 18 Août 2020 à 19:31

    ah oui je connait   ..merci pour le rappel 

     kénavo Pixélie 

    2
    licorne59
    Jeudi 7 Avril à 18:35

    J'adore ce chanteur mais je ne connaissais pas son histoire. En plus je découvre des chansons que ej ne connaissais pas non plus à part ses tubes.

    J'adire la chanson Black Betty, je la trouve triste même si je ne comprends pas wink2

      • Vendredi 8 Avril à 10:10

        Bonjour ma Ch'ti !

        Ben dis donc... ça fait un bail mais tu reviens en force ^^
        C'est un plaisir

        Je pense qu'à l'instar d'un Sidney Poitiers dans le cinéma, il a "fait bouger les lignes"

        Bisous ma Belle

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :