• En 1973 un titre envahissait les ondes françaises, venue d'Italie où elle n'avait pas réussi à percer. Grâce à son succès en France, elle ne connaîtra le succès dans son pays d'origine qu'en 1974.

    Ce tube d'Adriano Celentano a donné lieu à de sacrés bafouillages quand les présentateurs annonçaient le titre : Prisencolinensinainciusol !

    Au sortir de l'époque hippie où on rêvait d'amour universel et donc d'un langage universel, l'espéranto semblait être la solution.
    Ainsi naquit une légende : Prisencolinensinainciusol était une chanson en espéranto.
    Mais le chanteur italien avouera que pour illustrer l'incapacité à communiquer, il a écrit une chanson qui ne signifie rien, sinon Amour Universel.

     


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  • J'ai toujours aimé le tango.
    Je ne le danse pas mais le voir danser par d'autres me ravit car c'est LA danse de séduction entre toutes. Ce n'est pas par hasard que l'Église le condamnait.

    Si dans la plupart des danses dites de salon l'homme "mène" et la femme "suit", ce qui frappe dans le tango c'est qu'on a l'impression que les pas  sont "désolidarisés", bien que parfaitement synchronisés.
    C'est une parade nuptiale au sens animal du terme, où les deux partenaires cherchent à se séduire et où la femme cesse d'être la docile "suivante" pour être facteur de sensualité établissant son pouvoir , celui de la séduction, face à un partenaire qui  conserve les codes d'une domination qu'il pense établie.

    Mais voilà, cette danse magique venue d'Argentine s'est adaptée à notre société où la compétition est reine et où la séduction semble être devenue une rivalité. La sensualité (voire la sexualité) n'est plus alchimie mais performance.

    On peut bien me traiter de conservatrice rétrograde (au risque de se prendre un pain) mais est-il besoin pour séduire de se livrer à des contorsions gymniques tout en montrant son cul ?

    Démonstration par la vidéo.

    A mes yeux, la quintessence du tango c'est ça, un brin retro mais si classe !

     

     

    J'aurais aussi pu vous sélectionner ce superbe numéro de Clarisa Aragón et Jonathan Saavedra, plus moderne mais qui est à mes yeux bien plus séduisant, étape intermédiaire avant cette exhibition acrobatique et aseptisée.

     


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  • En créant cette rubrique "Confinement", j'ai pris le parti de vous faire danser, chanter et voyager.
    Après Tahiti, les Îles Samoa, Madagascar, le Brésil, l'Argentine, les USA, l'Italie, etc (on a presque fait le tour du monde pendant ce confinement !), je vous emmène en Israël.

    Si on fait exception de Rika Zaraï et du concours de l'Eurovision (accessoirement de Rabbi Jacob), la chanson israélienne n'a jamais vraiment brillé au firmament de hits nationaux ou internationaux.
    Un nom commençait à se répandre, celui d'une jeune chanteuse israélienne d'origine yéménite : Ofra Haza.

    A 19 ans elle est considérée comme la première star pop d'Israël et on la surnommera "la Madonna israélienne" (la classe en plus, à mon avis). En 1979 elle se lance dans une carrière solo et en 1983 elle remporte la 2ème place à l'Eurovision.

    En 1988 elle sort un remix d'une chanson qu'elle avait déjà interprétée en 1978 puis en 1984 : Im Nin'Alu.
    L'alliance musique pop, traditionnelle et chants religieux fait un tabac dans tous les hits parades jusqu'aux USA, servie par un clip à lesthétique soignée et une Ofra Haza royale !

     


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  • Né en 1950, Mory Kanté est l'un des derniers des 38 enfants de Fodé Kanté.
    Issu d'une célèbre dynastie de griots, le jeune Mory quitte sa Guinée natale pour le Mali où il vit avec sa tante à Bamako. Elle même célèbre griote, elle l'initie à la tradition. Il apprend également le chant et le balafon et se montre très doué.

    Dans les années 60, la jeune République du Mali s'ouvre aux cultures du monde (pop, rock, salsa...) et le jeune Mory est emballé. Il apprend la guitare et intègre ces nouveaux sons à sa culture traditionnelle. Fin des 60's il joue avec plusieurs orchestres et se forge déjà une petite notoriété en faisant danser dans les bals populaires.
    Il devient chanteur en 1973 et se tourne vers un nouvel instrument, la kora dont il jouera en virtuose. En 1978 il s'installe en Côte d'Ivoire et continue de développer son talent pour marier sa culture ancestrale et la musique moderne (dix ans plus tard, on lz surnommera "le griot électrique").

    Mory Kanté rêve de la France où il débarque en 1984, sans permis de séjour. Pas facile, d'autant qu'ici il est inconnu mais déjà il se fait un nom parmi la scène africaine de Paris en participant à des concerts et devient une figure de la world music qui est en train d'exploser.

    C'est en 1984 qu'il compose Yéké Yéké (une chanson d'amour) mais, insatisfait du résultat, il passe à autre chose. Sa carrière s'internationalise. Il ressort ce titre des cartons en 1987, le retravaille et l'intègre à son 3ème album.
    Ce titre sort en single en 1988 et fait de Mory Kanté une star planétaire avec 5 millions d'exemplaires vendus, des adaptations en hébreu, hindi, chinois...

     


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  • Parmi les fleurons du groupe Pernod-Ricard figure une boisson qu'on trouve rarement à l'heure de l'apéro mais qui fait les délices des jeunes : Orangina™, la petite bouteille qu'il faut bien secouer "pour décoller la pulpe du fond".
    Face à l'ogre américain Coca Cola™ le soda tricolore fait de la résistance pour ne pas être absorbé par le géant américain avec une communication plutôt bien pensée puisque Coluche reprendra le slogan de la marque dans un de ses sketches.

    Mais pour résister la marque française doit s'imposer sur le marché mondial et penser une communication moins hexagonale. En 1989 Orangina réussit un coup de maître avec un des premiers tubes sponsorisés : Lambada.

    Très fortement inspirée (pour ne pas dire "pillée") du tube bolivien Lloranto se fue (1981), Lambada est servie par un clip calibré pour la marque : jupes et robe jaunes très sexys, danse à la fois rythmée et lascive, amours d'ados sur paysage de vacances et bien sûr les petites bouteilles rondes qui rappellent les maracas. A noter que Pernod Ricard ne perd pas le nord avec la bouteille de Ricard™ très suggérée en arrière-plan, sur l'étagère du bar.

    Ce sera un véritable phénomène mondial et les ventes de singles explosent, boostant la carrière du groupe Kaoma et de sa chanteuse Loalwa Braz Vieira qui connaissait déjà le succès en France.
    La chanteuse brésilienne connaîtra une fin tragique en janvier 2017 : on retrouvera son corps carbonisé dans sa voiture dans la région de Rio, après que des hommes aient envahi et incendié l'hôtel qu'elle possédait avec son mari.

    Mais personne n'oubliera sa voix chaude.

     


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  • Dans les rues de Saint Pétersbourg, 3 chanteurs de rue (Alexey Belkin, Alexey Skosyrev, Dmitriy Shikhardin et Peter Sergeev) arpentent les trottoirs et partagent leur musique avec les passants. En trois ans ils trouvent leur public et les retours positifs leur donnent l'idée de former un groupe.

    Ils s'orientent d'abord vers du celtic punk sous le nom de Reelroad puis en 2003 ils reviennent vers leurs racines musicales russes sous le nom de Otava Yo (Отава Ё).
    Ces musiciens autodidactes (à l'exception de Dimitriy Shikhardin) feront évoluer leur style musical au fil des albums vers une musique plus rock folk y mêlant les sonorités celtiques de leurs débuts et en 2015 ils mettent en ligne ce clip Sumetckaya qui fera le buzz avec plus de 12 millions de vues (33,74 M à ce jour).
    Ils seront classés 1er au Mondial Music Network et depuis, ils se produisent à travers le monde, du Japon aux USA.

     


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